L’erreur du syndrome d’excellence

par | 12 Déc, 2017

L’erreur du syndrome d’excellence

J’ai observé au fil de mes formations que de nombreux managers et responsables d’entreprises ont un besoin vital de performer et, surtout, d’être parfait. C’est le « syndrome d’excellence », directement corrélé avec l’estime de soi. Un scénario de vie « type » est apparu à travers mes rencontres. Poussés dès leur jeune âge à avoir les meilleures notes à l’école et être « aimés » pour cela, ils font de brillantes études, grimpent dans la hiérarchie, prennent des responsabilités et enchaînent les succès. L’image d’Épinal du manager. Mais ce que partagent aussi les victimes du syndrome de l’excellence, c’est un profond doute sur leurs capacités et un besoin de reconnaissance.

Camille (prénom d’emprunt) fait partie de cette catégorie. Elevée dans le culte de la perfection par un père exigeant et autoritaire qui critique plus qu’il ne félicite, elle est en quête permanente de reconnaissance. Afin de l’obtenir, et surtout de ne pas affronter une critique synonyme de fiasco, elle multiplie les heures supplémentaires, ne délègue pas, vérifie pour la énième fois les résultats et ne pense qu’à son travail. Malgré ses nombreux succès durant une brillante carrière d’une vingtaine d’années, elle est confrontée aux mêmes doutes à chaque nouveau projet. La conséquence ? Une profonde anxiété et un surinvestissement dans le travail qui la mène régulièrement au bord de l’épuisement.

L’angoisse de l’erreur

Pour les victimes du syndrome d’excellence, le succès est comme une lanterne qui n’éclaire que le chemin parcouru. Chaque dossier bien exécuté soulage Camille, mais elle doute pouvoir réitérer cette réussite. Il lui manque une confiance profonde. Je l’invite à s’appuyer sur ses succès passés pour les projeter dans le futur. De cette manière, la lanterne peut éclairer le chemin à parcourir. C’est en relevant les éléments positifs du vécu que l’on augmente la confiance en ses capacités. Elle doit bien reconnaître qu’elle a réussi tout ce qu’elle a entrepris jusqu’à aujourd’hui. Sinon, elle ne serait pas à la place qu’elle occupe.

La grande angoisse de Camille, c’est de faire une erreur. Ayant associé dès l’enfance la perfection à la possibilité d’être aimée, elle associe l’erreur au rejet, ce que son système limbique considère comme un danger pour la survie. Le stress qui résulte de cette perception perturbe les capacités cognitives, une source … d’erreurs. C’est le paradoxe : la peur de faire des erreurs pousse à en commettre.

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L’erreur peut – et doit – être source d’amélioration. C’est en les acceptant qu’on peut les corriger, à l’instar de l’apprentissage d’un sport. Certes, la conscience doit être entraînée à se porter sur les éléments positifs pour entretenir la confiance, le véritable moteur de l’engagement.  En même temps, il est nécessaire de se libérer de l’angoisse de l’erreur en changeant de perspective : 1) on peut être aimé même si on n’est pas parfait ; 2) l’erreur n’est pas une faute ; 3) seuls ceux qui ne s’engagent pas ne font pas d’erreur ; 4) pour une erreur, combien de réussites ? 5) Il est possible que nous soyons les seuls à voir ces « imperfections ».

Accéder à ses capacités

Pour avancer vers un objectif, il faut stimuler les ressources en relevant les capacités à disposition. Mais il est également nécessaire, ce qui est souvent oublié, de desserrer les freins inconscients, qui sont la crainte de l’échec et le manque de confiance.

Le lien entre anxiété et réussite doit être supprimé. Camille est persuadée que c’est l’angoisse de l’échec qui a motivé les nombreuses heures de travail et permis sa réussite. C’est une erreur, et probablement la seule vraiment négative. Elle n’a pas réussi grâce à la pression, mais malgré celle-ci : c’est en activant ses capacités et ses savoirs qu’elle a performé, et non pas parce qu’elle a eu peur. Les compétences sont là, diminuer le besoin de perfection permet d’y avoir pleinement accès. Et s’approcher de l’excellence…

© Denis Inkei

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